Comment fonctionne Winkie
Winkie, c’est deux choses : un assistant qui configure une fois, et un service Windows qui reste. Voici ce qu’ils font, pour qui doit savoir ce qu’il installe sur un PC.
Fonctionnement
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Téléchargez et installez
Un programme d’installation signé pour Windows 10 et 11. Il demande les autorisations une seule fois et laisse sur le PC le service Winkie, qui reçoit les scans et surveille l’adresse.
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Activez et configurez
Scannez le QR code avec votre téléphone, ou saisissez l’e-mail et le numéro de série. Winkie crée le dossier de numérisation et ajoute la destination dans le carnet d’adresses de l’imprimante.
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Numérisez
Appuyez sur « Scan » sur l’imprimante : le fichier arrive dans le dossier. Winkie le voit, et c’est seulement alors qu’il compte une utilisation. Si quelque chose ne va pas, le diagnostic dit quoi, pas « erreur générique ».
Et quand le PC change d’adresse IP
Le service s’en aperçoit et réécrit la destination sur l’imprimante avec la nouvelle adresse. Même sans session ouverte, sans rien redémarrer. Dans le panneau de Winkie apparaît « indirizzo aggiornato » (adresse mise à jour).
Le parcours d’un scan
- L’imprimante ouvre une connexion FTP vers le PC, sur le port 21021, avec l’utilisateur que Winkie a écrit dans son carnet d’adresses.
- Le service Winkie ne répond qu’aux imprimantes configurées : toute autre adresse, même avec le bon mot de passe, est refusée et consignée.
- Le fichier arrive dans le dossier de numérisation. Les Ricoh transmettent en mode actif (PORT : c’est le service qui se connecte à l’imprimante pour les données) ; les Kyocera en mode passif (PASV), sur les ports 21100–21199.
- Dans le panneau de Winkie, chaque imprimante affiche son dernier contact : un scan reçu, un accès refusé, une connexion sans fichier.
Pourquoi FTP et pas le dossier partagé
Beaucoup de multifonctions d’il y a quelques années écrivent dans le dossier partagé en SMB1, que Windows 10 et 11 n’installent plus. Les plus récentes parlent SMB2 et SMB3, mais depuis la version 24H2, Windows 11 Pro exige aussi la signature SMB, que beaucoup de firmwares ne gèrent pas. Ces mêmes imprimantes savent envoyer en FTP depuis toujours.
Avec FTP, pas besoin de dossier partagé, pas besoin d’utilisateur Windows pour l’imprimante, et rien à toucher au SMB du PC : le partage Windows reste tel quel, SMB1 reste désactivé.
L’utilisateur FTP est unique par PC, créé par Winkie, et n’écrit que dans le dossier de numérisation. Son mot de passe et celui de l’administrateur de l’imprimante sont scellés dans le service avec la protection des données de Windows et ne quittent pas le PC.
FTP ne chiffre pas : le scan circule en clair, mais il reste dans votre réseau, de l’imprimante au PC. C’est pourquoi le service n’accepte que les imprimantes configurées et la règle du pare-feu n’admet que leurs adresses.
Quand le PC change d’adresse
Le service remarque le changement d’adresse sur la carte réseau, sans attendre qu’un scan échoue.
Il réécrit la destination sur chaque imprimante avec la nouvelle adresse : sur les Ricoh dans le carnet d’adresses via l’interface udirectory, sur les Kyocera avec les formulaires de Command Center RX, comme le ferait l’interface web. L’entrée est reconnue par son nom, elle survit donc à chaque réécriture.
Cela fonctionne sans session ouverte sur le PC et sans rien redémarrer. Si une imprimante est éteinte ou que son carnet d’adresses est occupé, il réessaie jusqu’à réussir, même après un redémarrage.
Dans le panneau de Winkie apparaît « indirizzo aggiornato » (adresse mise à jour).
Ce qu’il écrit dans l’imprimante
Une destination dans le carnet d’adresses, avec le nom que vous choisissez dans l’assistant (le même sur toutes les imprimantes du PC) : type FTP, adresse IP du PC, port 21021, chemin et utilisateur FTP.
Rien d’autre : les autres entrées du carnet d’adresses et les réglages de l’imprimante ne sont pas touchés. L’assistant reconnaît la marque à partir de l’adresse, sans se connecter, et s’arrête avant d’écrire si la configuration ne fait pas partie de celles qui ont été vérifiées.
Si vous désinstallez Winkie, la destination reste sur l’imprimante et vous la supprimez depuis son panneau.
Ce qu’il installe sur le PC
Le service Winkie (LocalSystem), qui reçoit les scans et surveille l’adresse ; le panneau et l’icône de la zone de notification, qui tournent sans privilèges.
Une règle du pare-feu Windows pour le service, limitée aux adresses des imprimantes configurées. Les droits d’administrateur ne servent qu’à l’installation et à « Ripara firewall » (réparer le pare-feu).
Pas de FileZilla, pas de dossiers partagés, aucun utilisateur Windows supplémentaire. Si le FileZilla d’une installation précédente est encore sur le PC, l’assistant le signale.
Ce qui sort du PC
La vérification de la licence, la recherche de mises à jour (c’est vous qui les installez, d’un clic) et, sauf si vous la désactivez, une télémétrie anonyme : versions, compteurs, noms des avertissements. Jamais de documents, de noms de fichiers, d’adresses, de noms ni de mots de passe.
Configuration requise
- Windows 10 ou 11, 64 bits.
- Une imprimante multifonction Ricoh ou Kyocera sur le même réseau que le PC, avec l’utilisateur administrateur de l’interface web.
- Internet sur le PC pour activer la licence.
Les chiffres
- Port de contrôle FTP 21021 ; ports passifs 21100–21199, hors de la plage dynamique de Windows.
- Modes actif et passif : les Ricoh utilisent PORT, les Kyocera PASV.
- Ricoh : le carnet d’adresses en SOAP sur l’interface udirectory du serveur web de l’imprimante, avec des sessions exclusives toujours fermées. Kyocera : les formulaires de Command Center RX en https.
- Une licence par PC, autant d’imprimantes que vous voulez sur le même PC.
Pour l’instant, le logiciel Winkie est en italien ; le français est dans la feuille de route. Feuille de route